— Ceci est mien — Ce soutta explique l'origine de la croyance en l'existence du Moi dans les cinq accumulations d'attachement. |
PāḷiSāvatthinidānaṃ. |
FrançaisÀ Savatthi. |
“kismiṃ nu kho, bhikkhave, sati, kiṃ upādāya, kiṃ abhinivissa evaṃ diṭṭhi uppajjati — ‘etaṃ mama, esohamasmi, eso me attā’””ti? | «Mendiants, qu'est-ce qui, quand c'est présent et qu'on s'y attache, qu'on y adhère, une telle vue apparaît: “C'est à moi, je suis cela, cela est Moi”? |
bhagavaṃmūlakā no, bhante, dhammā … pe … | — Pour nous, Bhanté, le Dhamma est enraciné dans le Fortuné, il est guidé par le Fortuné, il est protégé par le Fortuné. Il serait bon, Bhanté, que le Fortuné clarifie lui-même la signification de cette parole. L'ayant entendue de la part du Fortuné, les mendiants la retiendront (…) |
“rūpe kho, bhikkhave, sati, rūpaṃ upādāya, rūpaṃ abhinivissa evaṃ diṭṭhi uppajjati — ‘etaṃ mama, esohamasmi, eso me attā’’ti. vedanāya sati … pe … saññāya sati . saṅkhāresu sati. viññāṇe sati, viññāṇaṃ upādāya, viññāṇaṃ abhinivissa evaṃ diṭṭhi uppajjati — ‘etaṃ mama, esohamasmi, eso me attā’””ti. | — Mendiants, c'est lorsque la Forme est présente, et qu'on s'attache à la Forme, qu'on adhère à la Forme, qu'une telle vue apparaît: “C'est à moi, je suis cela, cela est Moi”. C'est lorsque le Ressenti (…) la Perception (…) les Constructions (…) la Conscience est présente, et qu'on s'attache à la Conscience, qu'on adhère à la Conscience, qu'une telle vue apparaît: “C'est à moi, je suis cela, cela est Moi”. |
“taṃ kiṃ maññatha, bhikkhave, rūpaṃ niccaṃ vā aniccaṃ vā””ti? | Qu'en pensez-vous, mendiants: la Forme est-elle permanente ou impermanente? |
“aniccaṃ, bhante”. | — Elle est impermanente, Bhanté. |
“yaṃ panāniccaṃ dukkhaṃ vā taṃ sukhaṃ vā””ti? | — Et ce qui est impermanent, est-ce satisfaisant ou insatisfaisant? |
“dukkhaṃ, bhante”. | — C'est insatisfaisant, Bhanté. |
“yaṃ panāniccaṃ dukkhaṃ vipariṇāmadhammaṃ, api nu taṃ anupādāya evaṃ diṭṭhi uppajjeyya — ‘etaṃ mama, esohamasmi, eso me attā’””ti? | — Et ce qui est impermanent, insatisfaisant, par nature voué au changement, si on n'y était pas attaché, est-ce qu'une telle vue apparaîtrait: “C'est à moi, je suis cela, cela est Moi”? |
“no hetaṃ, bhante”. | — Non, Bhanté. |
“vedanā … pe … saññā … pe … saṅkhārā … pe … viññāṇaṃ niccaṃ vā aniccaṃ vā””ti? | — Le Ressenti (…) la Perception (…) les Constructions (…) la Conscience est-elle permanente ou impermanente? |
“aniccaṃ, bhante”. | — Elle est impermanente, Bhanté. |
“yaṃ panāniccaṃ dukkhaṃ vā taṃ sukhaṃ vā””ti? | — Et ce qui est impermanent, est-ce satisfaisant ou insatisfaisant? |
“dukkhaṃ, bhante”. | — C'est insatisfaisant, Bhanté. |
“yaṃ panāniccaṃ dukkhaṃ vipariṇāmadhammaṃ, api nu taṃ anupādāya evaṃ diṭṭhi uppajjeyya — ‘etaṃ mama, esohamasmi, eso me attā’””ti? | — Et ce qui est impermanent, insatisfaisant, par nature voué au changement, si on n'y était pas attaché, est-ce qu'une telle vue apparaîtrait: “C'est à moi, je suis cela, cela est Moi”? |
“no hetaṃ, bhante”. | — Non, Bhanté. |
“yampidaṃ diṭṭhaṃ sutaṃ mutaṃ viññātaṃ pattaṃ pariyesitaṃ anuvicaritaṃ manasā tampi niccaṃ vā aniccaṃ vā””ti? | — Ce qui est vu, entendu, senti, appréhendé, atteint, recherché, ou pensé par le mental, est-ce permanent ou impermanent? |
“aniccaṃ, bhante”. | — C'est impermanent, Bhanté. |
“yaṃ panāniccaṃ dukkhaṃ vā taṃ sukhaṃ vā””ti? | — Et ce qui est impermanent, est-ce satisfaisant ou insatisfaisant? |
“dukkhaṃ, bhante”. | — C'est insatisfaisant, Bhanté. |
“yaṃ panāniccaṃ dukkhaṃ vipariṇāmadhammaṃ, api nu taṃ anupādāya evaṃ diṭṭhi uppajjeyya — ‘etaṃ mama, esohamasmi, eso me attā’””ti? | — Et ce qui est impermanent, insatisfaisant, par nature voué au changement, si on n'y était pas attaché, est-ce qu'une telle vue apparaîtrait: “C'est à moi, je suis cela, cela est Moi”? |
“no hetaṃ, bhante”. | — Non, Bhanté. |
“yato kho, bhikkhave, ariyasāvakassa imesu ca ṭhānesu kaṅkhā pahīnā hoti, dukkhepissa kaṅkhā pahīnā hoti, dukkhasamudayepissa kaṅkhā pahīnā hoti, dukkhanirodhepissa kaṅkhā pahīnā hoti, dukkhanirodhagāminiyā paṭipadāyapissa kaṅkhā pahīnā hoti — ayaṃ vuccati, bhikkhave, ariyasāvako sotāpanno avinipātadhammo niyato sambodhiparāyano”ti. | — Mendiants, lorsqu'un noble disciple a abandonné les doutes par rapport à ces six thèmes, qu'il a abandonné les doutes par rapport au mal-être, qu'il a abandonné les doutes par rapport à l'origine du mal-être, qu'il a abandonné les doutes par rapport à la cessation du mal-être, qu'il a abandonné les doutes par rapport à la voie menant à la cessation du mal-être, on dit de lui qu'il est un noble disciple parvenu-au-courant, délivré des mondes inférieurs, infailliblement destiné à l'éveil.» |
———oOo——— Publié comme un don du Dhamma, pour être distribué librement, à des fins non lucratives. --- Le traducteur n'est pas un expert en Pali, et afin d'éviter toute erreur se réfère à des traductions déjà existantes; il espère néanmoins que les erreurs qui peuvent se glisser dans la traduction ne sont que minimes. ![]() Ce travail est sous une License Internationale Creative Commons 4.0 avec Attribution, Usage non-commercial et Partage sous mêmes conditions. |