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Des allégories qui illustrent la protection à l'entrée des facultés sensorielles (indriyesu guttadvāratā) et la modération avec la nourriture (bhojane mattaññutā). |
Pāḷi“tīhi, bhikkhave, dhammehi samannāgato bhikkhu diṭṭheva dhamme sukhasomanassabahulo viharati, yoni cassa āraddhā hoti āsavānaṃ khayāya. katamehi tīhi? indriyesu guttadvāro hoti, bhojane mattaññū, jāgariyaṃ anuyutto. |
FrançaisMendiants, un mendiant pourvu de trois choses séjourne dans le monde visible rempli de bien-être & plaisance mentale, et les conditions sont réunies pour la destruction des impuretés mentales. Quelles sont ces trois? Il protège l'entrée de ses facultés sensorielles, il connaît la [bonne] mesure avec la nourriture et il se dédie à l'état de veille. |
“kathañca, bhikkhave, bhikkhu indriyesu guttadvāro hoti? idha, bhikkhave, bhikkhu cakkhunā rūpaṃ disvā na nimittaggāhī hoti, nānubyañjanaggāhī; yatvādhikaraṇamenaṃ cakkhundriyaṃ asaṃvutaṃ viharantaṃ abhijjhādomanassā pāpakā akusalā dhammā anvāssaveyyuṃ. tassa saṃvarāya paṭipajjati; rakkhati cakkhundriyaṃ; cakkhundriye saṃvaraṃ āpajjati. sotena saddaṃ sutvā. ghānena gandhaṃ ghāyitvā. jivhāya rasaṃ sāyitvā. kāyena phoṭṭhabbaṃ phusitvā. manasā dhammaṃ viññāya na nimittaggāhī hoti nānubyañjanaggāhī; yatvādhikaraṇamenaṃ manindriyaṃ asaṃvutaṃ viharantaṃ abhijjhādomanassā pāpakā akusalā dhammā anvāssaveyyuṃ, tassa saṃvarāya paṭipajjati; rakkhati manindriyaṃ; manindriye saṃvaraṃ āpajjati. | Et comment, mendiants, un mendiant protège-t-il l'entrée de ses facultés sensorielles? À cet égard, mendiants, un mendiant, en voyant une forme avec l'œil, ne saisit pas un aspect, ne saisit pas un détail sur la base duquel, s'il demeurait sans restreindre la faculté de l'œil, la convoitise & déplaisance mentale, ainsi que des états malsains et désavantageux pourraient l'envahir; il poursuit la voie de sa restreinte; il garde la faculté de l'œil; il entreprend la restreinte de la faculté de l'œil. En entendant un son avec l'oreille (…) En sentant une odeur avec le nez (…) En goûtant une saveur avec la langue (…) En touchant une sensation corporelle avec le corps (…) En prenant conscience d'un phénomène mental avec l'esprit, il ne saisit pas un aspect, il ne saisit pas un détail sur la base duquel, s'il demeurait sans restreindre la faculté de l'esprit, la convoitise & déplaisance mentale, ainsi que des états malsains et désavantageux pourraient l'envahir; il poursuit la voie de sa restreinte; il garde la faculté de l'esprit; il entreprend la restreinte de la faculté de l'esprit. |
seyyathāpi, bhikkhave, subhūmiyaṃ cātumahāpathe ājaññaratho yutto assa ṭhito odhastapatodo . tamenaṃ dakkho yoggācariyo assadammasārathi abhiruhitvā vāmena hatthena rasmiyo gahetvā, dakkhiṇena hatthena patodaṃ gahetvā, yenicchakaṃ yadicchakaṃ sāreyyapi paccāsāreyyapi. evameva kho, bhikkhave, bhikkhu imesaṃ channaṃ indriyānaṃ ārakkhāya sikkhati, saṃyamāya sikkhati, damāya sikkhati, upasamāya sikkhati. evaṃ kho, bhikkhave, bhikkhu indriyesu guttadvāro hoti. | Imaginez, mendiants, qu'il y ait un char tiré par des chevaux pur sang, harnaché, se tenant au milieu d'un carrefour de quatre grands chemins, sur un sol plat, avec un aiguillon en main. Alors un entraîneur compétent, dresseur de chevaux, y monterait, saisirait les rênes de la main gauche et l'aiguillon de la main droite, et s'en irait puis s'en retournerait là où il le souhaiterait, quand il le souhaiterait. De la même manière, mendiants, un mendiant s'entraîne à protéger ces six facultés (sensorielles), il s'entraîne au contrôle de soi, il s'entraîne à la modération, il s'entraîne à l'apaisement. Voici comment un mendiant protège l'entrée de ses facultés sensorielles. |
“kathañca, bhikkhave, bhikkhu bhojane mattaññū hoti? idha, bhikkhave, bhikkhu paṭisaṅkhā yoniso āhāraṃ āhāreti — ‘neva davāya, na madāya, na maṇḍanāya, na vibhūsanāya, yāvadeva imassa kāyassa ṭhitiyā, yāpanāya, vihiṃsūparatiyā, brahmacariyānuggahāya, iti purāṇañca vedanaṃ paṭihaṅkhāmi, navañca vedanaṃ na uppādessāmi, yātrā ca me bhavissati, anavajjatā ca phāsuvihāro cā’’ti. | Et comment, mendiants, un mendiant connaît-il la bonne mesure avec la nourriture? À cet égard, mendiants, un mendiant mange la nourriture en ayant des réflexions judicieuses: pas en récréation, ni avec laisser-aller, ni pour la beauté, ni pour l'esthétique, mais juste assez pour le soutien et le maintien de ce corps, pour le soulagement des nuisances, pour sustenter la vie brahmique: “De cette manière, je mettrai fin au ressenti précédent, sans provoquer l'apparition de nouveaux ressentis, je serai sustenté avec irréprochabilité et vivrai confortablement.” |
seyyathāpi, bhikkhave, puriso vaṇaṃ ālimpeyya yāvadeva rohanatthāya, seyyathā vā pana akkhaṃ abbhañjeyya yāvadeva bhārassa nittharaṇatthāya; evaṃ kho, bhikkhave, bhikkhu paṭisaṅkhā yoniso āhāraṃ āhāreti — ‘neva davāya, na madāya, na maṇḍanāya, na vibhūsanāya, yāvadeva imassa kāyassa ṭhitiyā, yāpanāya, vihiṃsūparatiyā, brahmacariyānuggahāya, iti purāṇañca vedanaṃ paṭihaṅkhāmi, navañca vedanaṃ na uppādessāmi, yātrā ca me bhavissati, anavajjatā ca phāsuvihāro cā’’ti. evaṃ kho, bhikkhave, bhikkhu bhojane mattaññū hoti. | Tout comme, mendiants, un homme oint une plaie uniquement pour la faire guérir, ou graisse un essieu uniquement pour transporter une charge, de la même manière, un mendiant mange la nourriture en ayant des réflexions judicieuses: pas en récréation, ni avec laisser-aller, ni pour la beauté, ni pour l'esthétique, mais juste assez pour le soutien et le maintien de ce corps, pour le soulagement des nuisances, pour sustenter la vie brahmique: “De cette manière, je mettrai fin au ressenti précédent, sans provoquer l'apparition de nouveaux ressentis, je serai sustenté avec irréprochabilité et vivrai confortablement.” Voici comment un mendiant connaît la bonne mesure avec la nourriture. |
“kathañca, bhikkhave, bhikkhu jāgariyaṃ anuyutto hoti? idha, bhikkhave, bhikkhu divasaṃ caṅkamena nisajjāya āvaraṇīyehi dhammehi cittaṃ parisodheti. rattiyā paṭhamaṃ yāmaṃ caṅkamena nisajjāya āvaraṇīyehi dhammehi cittaṃ parisodheti. rattiyā majjhimaṃ yāmaṃ dakkhiṇena passena sīhaseyyaṃ kappeti pāde pādaṃ accādhāya sato sampajāno uṭṭhānasaññaṃ manasi karitvā. rattiyā pacchimaṃ yāmaṃ paccuṭṭhāya caṅkamena nisajjāya āvaraṇīyehi dhammehi cittaṃ parisodheti. evaṃ kho, bhikkhave, bhikkhu jāgariyaṃ anuyutto hoti. | Et comment, mendiants, un mendiant se dédie-t-il à l'état de veille? À cet égard, mendiants, un mendiant, pendant la journée, purifie l'esprit des états obstructifs en marchant ou en étant assis; durant la première partie de la nuit, il purifie l'esprit des états obstructifs en marchant ou en étant assis; durant la partie médiane de la nuit, il se couche sur le côté droit dans la posture du lion, plaçant un pied sur l'autre, attentif et doué de discernement attentif, ayant fixé son esprit sur la perception du lever; durant la dernière partie de la nuit, il purifie l'esprit des états obstructifs en marchant ou en étant assis. Voici comment un mendiant se dédie à l'état de veille. |
imehi kho, bhikkhave, tīhi dhammehi samannāgato bhikkhu diṭṭheva dhamme sukhasomanassabahulo viharati, yoni cassa āraddhā hoti āsavānaṃ khayāyā””ti. | Mendiants, un mendiant pourvu de ces trois choses séjourne dans le monde visible rempli de bien-être & plaisance mentale, et les conditions sont réunies pour la destruction des impuretés mentales. |
———oOo——— Publié comme un don du Dhamma, pour être distribué librement, à des fins non lucratives. --- Le traducteur n'est pas un expert en Pali, et afin d'éviter toute erreur se réfère à des traductions déjà existantes; il espère néanmoins que les erreurs qui peuvent se glisser dans la traduction ne sont que minimes. ![]() Ce travail est sous une License Internationale Creative Commons 4.0 avec Attribution, Usage non-commercial et Partage sous mêmes conditions. |